«La collaboration entre la médecine et les guérisseurs est encore très mal vue au sien du corps médical», confirme le Pr. René Chiolero, médecin chef responsable du Service des soins intensifs du CHUV.
Cette aversion pour le secret tient, selon lui, à l'aspect «chamanique» de cette pratique originaire des campagnes. «Le fait que ça puisse relever de la magie et qu'on puisse associer cette méthode de guérison à la médecine gène beaucoup de monde», reconnaît-il.
«La médecine scientifique, toute moderne qu'elle soit, ne parvient pas à satisfaire toutes les attentes de l'être humain, poursuit-t-il. Pour y répondre, nous faisons donc appel à des disciplines parallèles, comme l'acuponcture ou l'homéopathie. Alors pourquoi ne pas recourir au secret?»
Et de faire remarquer que les patients n'ont pas attendu les médecins pour faire entrer le secret à l'hôpital. «Certaines familles, surtout s'agissant de gens de la campagne, viennent parfois rendre visite à leur proche en compagnie d'un guérisseur.»
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