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Jean-Luc Bartoli Énergeticien à Saint-Brieuc France +33296613333

Tout ce qu'il faut absolument savoir avant de consulter


Quand le «secret» vole au secours de l’Hôpital

Publié par Jean-Luc BARTOLI sur 16 Avril 2006, 08:00am

Catégories : #Magnétiseur

  • Plusieurs établissements tiennent à jour des listes de «faiseurs de secrets» et autres guérisseurs.
  • Les médecins qui tolèrent ces pratiques sont encore une minorité et les garde-fous sont nombreux.
  • Une «coupe-feu» témoigne: «Certains de mes patients m’ont été recommandés par un docteur.»

    «Une brûlure à la main? Pour atténuer la douleur, appliquez cette pommade et appelez ce numéro de téléphone, c'est celui d'un coupe-feu!» Venant d'un proche, ce conseil serait considéré comme un simple remède de grand-mère, qu'on se refile dans la famille depuis des générations. Mais de la part d'un médecin, il a de quoi surprendre.

    Pourtant, depuis une dizaine d'années déjà, certains membres du corps médical n'hésitent pas à conjuguer médecine moderne et «secret», ce don qui permet à la personne qui en a hérité de guérir à distance les verrues, les brûlures, voire même les hémorragies. Des listes contenant les coordonnées de ceux qu'on appelle les «faiseurs de secrets» circulent dans les hôpitaux romands.

    «Oui, nous avons bien une liste de faiseurs de secrets aux Urgences, reconnaît le Dr. François Sarasin, responsable de l'Unité de médecine interne aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Cependant, nous n'y recourons que lorsque nos patients nous le demandent, et uniquement avec l'accord du chef de service.»
    Même son de cloche, à peu de choses près, du côté du CHUV de Lausanne ou bien encore aux Urgences de l'Hôpital cantonal de Fribourg et du Centre hospitalier du centre du Valais (CHCVs), à Sion.

    Chef du service de radiologie-oncologie à la clinique privée de Genolier (VD), le Dr Dominique Schneider reconnaît lui aussi tenir une telle liste à disposition de ses patients. «Personnellement, je n'y crois pas. Mais certains de mes malades, soignés aux rayons pour des cancers, m'ont affirmé avoir mieux supporté leur traitement grâce au «secret», explique-t-il. Du moment que ça peut les aider, pourquoi m'y opposerais-je?»

    Bien entendu, il ne s'agit pas pour ces médecins de cautionner aveuglément ces pratiques ni de recommander à tout va des guérisseurs aux malades. Raison pour laquelle certaines précautions doivent être respectées avant de communiquer le nom de faiseurs de secrets.

    Ainsi aux HUG, comme au CHUV ou à Genolier, le secret n'est toléré qu'à condition qu'il n'interfère pas avec le traitement en cours. Quant à admettre la présence de guérisseurs au sein des hôpitaux, les avis sur la question sont unanimes: c'est hors de question!

    Alternative inoffensive pour certains. Croyances d'un autre âge, voire charlatanisme pour d'autres. Le secret et son acceptation par le corps médical sont avant tout affaire de sensibilité individuelle. Aucun mot d'ordre n'est donné par la direction des différents hôpitaux romands. Quant à la FMH, la Fédération des médecins helvétiques, elle n'a émis aucune recommandation particulière à l'égard du «secret».

    Aujourd'hui, les médecins qui acceptent le recours à de telles pratiques sont une minorité. A l'Hôpital de Porrentruy, dans le Jura, la liste que les infirmières tenaient à disposition aux Urgences depuis plusieurs années a été retirée récemment, suite aux fortes réticences exprimées par le chef de service. Une directive interdisant au personnel soignant de prendre directement contact avec un guérisseur a même été édictée.

    Pourtant, la tradition du secret est fortement ancrée dans la conscience populaire. Au début des années 1990, on totalisait dans le Jura près de 140 faiseurs de secrets contre 64 médecins pour 64 000 âmes.

  • aymeric dejardin-verkinder

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