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Dr Pierre Nys Endocrinologue
Je dois sans doute être un endocrinologue un peu particulier car j'ai beaucoup de correspondants homéopathes, ostéopathes, acupuncteurs et même... Magnétiseurs. Une de ne mes patientes avait un bilan thyroïdien perturbé sans avoir pour autant un de règlement de la thyroïde. Un jour, elle revient et ses analyses sont normales. Elle finit par m'avouer qu'elle était allée voir un magnétiseur. Elle a bien fait ! Pourquoi ne pas accepter que dans le cas d'une maladie organique avérée comme celle-ci. Ces traitements deviennent complémentaires ?
source : magazine avantage numéro 216 septembre 2006
MARDI 3 OCTOBRE sur Arte à 20h40

Realisateur : Monika Kirschner
Résumé : En dépit des difficultés et du désintérêt des systèmes de santé publics, la médecine par les plantes continue de séduire et d'occuper de rares agriculteurs.

"Nous sommes tous des guérisseurs," telle est l’affirmation d’Alexandre Grigoriantz au terme d’une enquête sur les phénomènes de guérison qu’il a menée pendant plus d’une dizaine d’années en Amérique latine, aux Etats-Unis, en Europe de l’Est, en Russie et au Maghreb. Selon lui il existe dans l’univers une énergie de guérison, une sorte de champ bénéfique qui baigne et traverse tout être vivant. En prenant conscience de l’existence en nous de cette énergie naturelle reliée à "l’intelligence universelle " et porteuse d’informations, nous avons la possibilité, dans certaines conditions, d’utiliser ce potentiel pour nous-même ou pour autrui et de nous laisser guider vers la guérison.
Parmi les personnages les plus étonnants rencontrés dans cet ouvrage citons Monica Mendiuelso une Colombienne qui voit par transparence les organes du corps humain ; Spartak Korolev un guérisseur Biélorusse qui entend et compose de la musique sans avoir jamais appris une seule note ; Khevaz Homeriki, un Géorgien ancien officier de l’Armée Rouge qui a effectué toute sa carrière dans un centre de recherche sur les phénomènes parapsychologiques; dans le sud tunisien Neji Rezeg, un vieux guérisseur de la région de Kebili qui pratique l’auriculothérapie sans le savoir d’après une méthode héritée de ses ancêtres venus d’Arabie et Abdelatif Belgacem, poète et guérisseur du désert qui vit à Douz.
En rapportant de nombreux cas, l’auteur met en évidence le fait qu’un choc physique ou un traumatisme psychique sont souvent à l’origine de l’apparition soudaine de facultés de guérison. Dans cet ouvrage il aborde également l’apparition de nouvelles thérapies, comme la psychophanie, dont les résultats sont étonnants. Cette méthode originaire d’Australie, permet de communiquer avec des autistes et de recevoir, en retour, des messages de leur part.
ISBN : 2753801789
Parution : 6 - 2006
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LE LIVRE : La santé est et a toujours été le principal sujet de préoccupation de la majorité des gens et jamais les techniques médicales n’ont été aussi performantes. Il semble pourtant que la juxtaposition des prouesses technologiques, comme la récente greffe d’un visage, et la persistance des maladies et de la souffrance, développe le sentiment de plus en plus prégnant qu’être en bonne santé relève d’une approche plus globale de la vie. Des enquêtes faites ces dernières années en France à la demande du gouvernement, indiquent que la moitié de nos compatriotes ont, à un moment ou l’autre, recouru aux thérapies alternatives. En essayant de comprendre les raisons de ce succès, on constate qu’il s’agit d’un fait de civilisation plutôt que d’une mode appelée à disparaître. Un fait d’ampleur mondiale selon une enquête de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). En Europe, en Amérique du Nord et dans d’autres régions industrialisées, plus de 50 % de la population a fait appel au moins une fois à la médecine complémentaire ou parallèle. En 2004, une étude conduite par des chercheurs de Manchester a aussi établi qu’en Europe 36 % des malades atteint de cancer utilisent une médecine alternative en complément de leur traitement classique. Aromathérapie, hypnose, naturopathie, chiropractie, mais aussi consultations de guérisseurs magnétiseurs, sont parmi les méthodes de soins les plus sollicitées.
Les magnétiseurs ont parcouru l’histoire depuis des millénaires et sont toujours présents. Figures emblématiques de la santé dans nos campagnes, ils ont aujourd’hui affiné leurs connaissances et exercent leur art tant à la ville qu’en zone rurale. ils ne sont toujours pas reconnus par les instances officielles de la santé, contrairement à leurs confrères de nombreux autres pays européens. Les auteurs ont mené une enquête approfondie, pendant plusieurs mois, et recueilli de nombreux témoignages de patients guéris en marge de la médecine conventionnelle. Ils ont sollicité les avis de médecins reconnus ainsi que ceux de nombreux tradithérapeutes. Magnétiseur renommé, Jacques Montagner, fort de trente années d’expériences et d’échanges constructifs avec la médecine officielle, révèle dans ce livre, les secrets de sa pratique, ses succès mais aussi les limites de son art… Sans chercher le sensationnalisme, les auteurs dressent un bilan des médecines parallèles, qu’il s’agisse du travail des guérisseurs ou de celui des nouveaux thaumaturges qui développent des pratiques observées à l’étranger.
Entre charlatanisme et faits scientifiquement observés, comment faire la part du vrai ? A qu s’adresser et dans quelles circonstances ? Ce livre tente de lever le voile sur une profession peu reconnue, mais dont l’impact se vérifie chaque jour un peu plus.
Cécile Cuillerier
Attachée de presse
É : 01.44.16.06.23
e-mail :cecile.cuillerier@placedesediteurs.com
«Certains médecins donnent mon numéro de téléphone à leurs patients. Qui? Je l'ignore. je sais simplement que la personne que j'ai u bout du fil m'appelle sur les recommandations de son docteur», explique Inès ( prénom fictif ), détentrice du secret pour couper le feu et les hémorragies.
Pour cette réflexologue genevoise qui a hérité du don de son grand-père, ça ne fait aucun doute: «Depuis quelques années, le corps médical fait de plus en plus appel aux faiseurs de secrets, surtout quand il s'agit de brûlures.»
«Les médecins qui acceptent cette pratique et reconnaissent ses effets, même s'ils ne peuvent les expliquer, sont généralement les mêmes qui s'intéressent aux médecines parallèles», remarque Inès.
Et pourtant, les contacts entre guérisseurs et médecins ne sont jamais directs, ni officiels. Ils se font toujours par le biais du malade. «Seuls les infirmières ou ambulanciers sont plus enclins à nous appeler, reconnaît la Genevoise. Les médecins, eux préfèrent garder leur distance.»
Lorsqu'une personne appelle Inès, celle-ci ne lui demande que son prénom et sa date de naissance. «Ensuite je raccroche le téléphone et je fais mon secret, c'est-à-dire une petite incantation, semblable à une prière. Puis, j'attends environ un quart d'heure et je rappelle la personne pour prendre de ses nouvelles.»
Comme tous les faiseurs de secrets, Inès soigne gratuitement. «Les appels affluent surtout durant les fêtes de fin d'année et autour du 1er août, poursuit la réflexologue. Dans les deux cas, il s'agit de parents dont les enfants se sont brûlés avec une bougie ou avec des feux d'artifices.
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L'hôpital du CHUV, à Lausanne, fait partie de ces établissements où circule de manière quasi officielle une liste de «faiseurs de secrets». Principalement réservée au service des grands brûlés, cette liste est cependant loin de faire l'unanimité parmi les médecins lausannois. Et certains aimeraient même l'interdire.
«La collaboration entre la médecine et les guérisseurs est encore très mal vue au sien du corps médical», confirme le Pr. René Chiolero, médecin chef responsable du Service des soins intensifs du CHUV.
Cette aversion pour le secret tient, selon lui, à l'aspect «chamanique» de cette pratique originaire des campagnes. «Le fait que ça puisse relever de la magie et qu'on puisse associer cette méthode de guérison à la médecine gène beaucoup de monde», reconnaît-il.
«La médecine scientifique, toute moderne qu'elle soit, ne parvient pas à satisfaire toutes les attentes de l'être humain, poursuit-t-il. Pour y répondre, nous faisons donc appel à des disciplines parallèles, comme l'acuponcture ou l'homéopathie. Alors pourquoi ne pas recourir au secret?»
Et de faire remarquer que les patients n'ont pas attendu les médecins pour faire entrer le secret à l'hôpital. «Certaines familles, surtout s'agissant de gens de la campagne, viennent parfois rendre visite à leur proche en compagnie d'un guérisseur.»
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- Plusieurs établissements tiennent à jour des listes de «faiseurs de secrets» et autres guérisseurs.
- Les médecins qui tolèrent ces pratiques sont encore une minorité et les garde-fous sont nombreux.
- Une «coupe-feu» témoigne: «Certains de mes patients m’ont été recommandés par un docteur.»
«Une brûlure à la main? Pour atténuer la douleur, appliquez cette pommade et appelez ce numéro de téléphone, c'est celui d'un coupe-feu!» Venant d'un proche, ce conseil serait considéré comme un simple remède de grand-mère, qu'on se refile dans la famille depuis des générations. Mais de la part d'un médecin, il a de quoi surprendre.
Pourtant, depuis une dizaine d'années déjà, certains membres du corps médical n'hésitent pas à conjuguer médecine moderne et «secret», ce don qui permet à la personne qui en a hérité de guérir à distance les verrues, les brûlures, voire même les hémorragies. Des listes contenant les coordonnées de ceux qu'on appelle les «faiseurs de secrets» circulent dans les hôpitaux romands.
«Oui, nous avons bien une liste de faiseurs de secrets aux Urgences, reconnaît le Dr. François Sarasin, responsable de l'Unité de médecine interne aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Cependant, nous n'y recourons que lorsque nos patients nous le demandent, et uniquement avec l'accord du chef de service.»
Même son de cloche, à peu de choses près, du côté du CHUV de Lausanne ou bien encore aux Urgences de l'Hôpital cantonal de Fribourg et du Centre hospitalier du centre du Valais (CHCVs), à Sion.
Chef du service de radiologie-oncologie à la clinique privée de Genolier (VD), le Dr Dominique Schneider reconnaît lui aussi tenir une telle liste à disposition de ses patients. «Personnellement, je n'y crois pas. Mais certains de mes malades, soignés aux rayons pour des cancers, m'ont affirmé avoir mieux supporté leur traitement grâce au «secret», explique-t-il. Du moment que ça peut les aider, pourquoi m'y opposerais-je?»
Bien entendu, il ne s'agit pas pour ces médecins de cautionner aveuglément ces pratiques ni de recommander à tout va des guérisseurs aux malades. Raison pour laquelle certaines précautions doivent être respectées avant de communiquer le nom de faiseurs de secrets.
Ainsi aux HUG, comme au CHUV ou à Genolier, le secret n'est toléré qu'à condition qu'il n'interfère pas avec le traitement en cours. Quant à admettre la présence de guérisseurs au sein des hôpitaux, les avis sur la question sont unanimes: c'est hors de question!
Alternative inoffensive pour certains. Croyances d'un autre âge, voire charlatanisme pour d'autres. Le secret et son acceptation par le corps médical sont avant tout affaire de sensibilité individuelle. Aucun mot d'ordre n'est donné par la direction des différents hôpitaux romands. Quant à la FMH, la Fédération des médecins helvétiques, elle n'a émis aucune recommandation particulière à l'égard du «secret».
Aujourd'hui, les médecins qui acceptent le recours à de telles pratiques sont une minorité. A l'Hôpital de Porrentruy, dans le Jura, la liste que les infirmières tenaient à disposition aux Urgences depuis plusieurs années a été retirée récemment, suite aux fortes réticences exprimées par le chef de service. Une directive interdisant au personnel soignant de prendre directement contact avec un guérisseur a même été édictée.
Pourtant, la tradition du secret est fortement ancrée dans la conscience populaire. Au début des années 1990, on totalisait dans le Jura près de 140 faiseurs de secrets contre 64 médecins pour 64 000 âmes. -
aymeric dejardin-verkinder
L'Urssaf considère que, même récompensée en nature, l'activité d'un magnétiseur est une activité professionnelle. Elle demande des cotisations.
En Bretagne, le magnétiseur fait partie du paysage rural. Personnage souvent incontournable quand les chemins du rationnel ont été vainement exploités, son nom circule parfois sous le manteau et va jusqu'à déclencher certaines jalousies quand son activité n'est pas officiellement déclarée. C'est ce qui a valu une dénonciation auprès de l'Urssaf pour un magnétiseur opérant dans les Landes de Lanvaux, entre Vannes et Pontivy (Morbihan). En janvier 2005, dans le cadre de la lutte contre le travail clandestin, deux agents de cet organisme se sont présentés à son domicile pour constater que cet homme âgé de 80 ans avait une activité particulièrement prospère : sur son agenda, ils ont recensé pas moins de 150 rendez-vous inscrits durant ce mois pour faire profiter de son don des personnes venant de toute la région.
« Il reconnaît son activité mais il n'y a pas d'obligation de paiement pour les gens qui viennent le consulter. Chacun donne ce qu'il veut, certains le remercient sous la forme de dons en nature », plaide l'avocate du magnétiseur devant le tribunal des affaires de sécurité sociale à Vannes (Morbihan). Car l'affaire est arrivée devant cette juridiction faute du non-respect d'un accord à l'amiable pourtant passé entre le magnétiseur et l'Urssaf. Ne voulant pas qu'un procès-verbal soit adressé au procureur de la République - ce qui aurait pu le conduire devant le tribunal correctionnel - le magnétiseur s'est alors engagé à payer des cotisations à l'Urssaf. Mais il n'a pas répondu quand celles-ci lui ont été présentées, ce qui lui a valu la visite d'un huissier et la traduction devant ce tribunal pour régler la somme réclamée de 12 983 €. « Même un don en nature est une rémunération en contrepartie d'une activité de magnétiseur », selon l'Urssaf qui s'est appuyée sur les dires du magnétiseur pour évaluer le montant des cotisations demandées. « Il ne tenait pas de comptabilité et n'a pu fournir d'autres agendas pour les mois et années précédents. Il nous a cependant déclaré qu'il recevait en moyenne 90 personnes par mois. » Le tribunal rendra son jugement le 15 mai.
Patrick CERTAIN.












